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Expéditions photographiques dans le Grand Nord

Rencontre

R Ice
02 juin à 11:00

David Rouge a passé plus de 30 ans à explorer le monde, souvent dans des milieux extrêmes, au cœur de la jungle, des déserts ou de l’Arctique. Porté par le désir de sensibiliser le grand public à la fragilité des écosystèmes, le photographe aventurier raconte sa toute dernière expédition au pôle Nord. L’aboutissement de sept années de travail acharné, de doutes et de déceptions mais, surtout, d’émotions, d’émerveillement, de compréhension et de respect envers la nature sauvage.

Durée: 60 min.
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David Rouge

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David Rouge

À la recherche des ours blancs

Le photographe-voyageur suisse David Rouge a exploré les déserts de sable aux quatre coins du globe. Mais depuis 2016, c’est à ceux de glace qu’il se consacre, sur les traces de pattes du roi de la banquise.

C’est entre deux vols, à l’aéroport d’Oslo, que nous l’attrapons au téléphone. Il est justement en train de partir en expédition au Svalbard, avec un réalisateur dans ses bagages. Il s’enthousiasme : « Nous allons tourner des images pendant trois semaines et j’espère bien que cette fois nous rencontrerons des ours blancs ! » Il n’emploie pas ce verbe par hasard : « Ce que je recherche, c’est le contact, un rapprochement avec la nature, une reconnexion avec le monde, retrouver des sensations. Raconter les mêmes histoires que tout un chacun ne m’intéresse pas ! »

Véritable graal pour tous les explorateurs et touristes dans le Grand Nord, le fameux plantigrade est pourtant le grand absent de Fragile, le livre que David Rouge a consacré à ces régions l’an dernier. Il éclate de rire : « C’est sûrement le premier ouvrage du genre sans photo d’ours blanc ! Mais c’est exactement de cela que traitera le film – et ce sera aussi le sujet de ma conférence : j’ai envie de démontrer qu’il faut arrêter de vouloir tout voir tout de suite. Tout va trop vite aujourd’hui, nous sommes inondés de contenus, harcelés par les images. Mais où est l’authenticité là-dedans ? » Pour la retrouver, il nous invite à appuyer sur la touche « pause ». À nous exercer à la patience. À cet effet, rien de tel que s’immerger dans un paysage désertique.

Le goût de l’aventure, David Rouge l’a acquis en 1990. Il n’a alors que 17 ans et s’embarque pour un voyage de quatre mois en Australie avec son frère aîné. Une expérience qui va changer le cours de son existence. Quatre ans plus tard, il réalise un premier reportage au Maroc. Il filera ensuite en Namibie, en autonomie cette fois.

Depuis, il a baladé son objectif d’Afrique en Amérique du Sud en passant par la Scandinavie. « Les expéditions, ce sont des prétextes. Ce que je cherche, c’est à explorer mes limites, à me dépasser. À me sentir vivant. En Arctique, c’est particulier, on se retrouve véritablement face à soi-même. » À la clé de cette expérience, une vraie rencontre, probablement aussi profonde et rare que celle avec un ours blanc.

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