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Sauvons les océans!

Rencontre

Amphimax 350

R Save Ocean
01 juin à 14:00

Seulement 3% des océans sont protégés aujourd’hui sur notre planète. Fondée en 1977, l’organisation internationale Sea Shepherd lutte pour  protéger la faune marine et mettre fin à la destruction de leur habitat. A la tête de l’ONG, on retrouve Paul Watson, que Time Magazine a désigné en 2000 comme l’un des plus grands héros écologistes du XXe siècle, et Lamya Essemlali, activiste française et désormais vice-présidente de l’organisation. Ils viendront raconter plusieurs décennies de lutte pour essayer de faire appliquer les lois de protection de la nature.

Durée: 60 min.

Paul Watson

Lamya On Stage Copie

Lamya Essemlali

Paul Watson

Lamya On Stage Copie

Lamya Essemlali

En 2006, Lamya Essemlali cofondait Sea Shepherd France. Elle en est devenue présidente en 2008 et défend désormais de toute son âme les mers et leurs habitants.

C’est depuis une péniche qu’elle nous répond, entre deux réunions. La branche française de cette organisation fondée en 1977 par le militant écologiste Paul Watson a en effet du pain sur la planche : à l’opération Dolphin Bycatch, qui vise à stopper les massacres de ces mammifères dans le golfe de Gascogne, s’ajoutent la lutte contre le braconnage de tortues marines à Mayotte et la gestion du premier centre de soins à la faune sauvage Sea Shepherd du monde. « Nous allons lancer une nouvelle campagne de défense des orques à Gibraltar. Sans parler du deep sea mining qui va être un gros sujet, tout comme les éoliennes en mer – la lutte contre le changement climatique fait tomber tous les garde-fous, c’est un vrai problème », résume-t-elle.

Malgré l’ampleur de la tâche, on ne décèle pas une once de découragement chez Lamya Essemlali. Parce que son engagement vient du cœur. Elle qui a grandi dans l’univers bétonné et carcéral d’une banlieue parisienne n’oubliera jamais ces étés passés au Maroc, pays d’origine de ses parents : « En me retrouvant face à l’océan, j’ai compris qu’il existait autre chose que cet univers bitumé et déprimant. Et je lui suis immensément reconnaissante de me l’avoir appris. »

En 2005 elle rencontre Paul Watson, dont le discours fait écho à son expérience : outre sa passion des mers, son empathie pour les animaux qu’elle a toujours aimés résonne. Ni une ni deux, elle s’engage dans une campagne de Sea Shepherd contre les baleiniers japonais. Un type d’action directe qui répond à son tempérament combatif, admet-elle. Avant d’ajouter que « la prise de risques n’est pas une fin en soi, mais reste nécessaire pour faire bouger les lignes et éveiller les consciences ». Car les mers ne sont ni un garde-manger ni une réserve d’énergie, mais « un lieu vivant qui héberge des êtres vivants et joue un rôle dans la régulation du climat ». Elle milite également pour réhabiliter « la dimension spirituelle du monde sauvage, qui répond à la quête de sens qui nous occupe tous ». Autant de sujets qu’elle abordera lors de son intervention avec Paul Watson, toujours dans une même idée : nous rappeler que nous autres, êtres humains, faisons partie d’un grand tout. Et que détruire les océans revient à nous détruire nous-mêmes.

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